L'association Vélocité en Agenais "a perdu la première bataille devant le tribunal administratif" à priori en référé. Ils continuent au fond.
Selon l'arrêté (joint à ce message), l'interdiction ne s'applique pas aux PMR (article 2).
Donc selon cet article, une femme enceinte verbalisée sur son vélo veut contester le PV devant le tribunal de police d’Agen se considérant PMR et même si elle ne l'a pas indiquée aux policiers lors de la verbalisation en considérant que "c'est un état de fait".
A priori ce qui définit une PMR ( https://www.moselle.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Handicap/Accessibilite-Handicap/Quelques-notions-de-base-handicap-personnes-a-mobilite-reduite-accessibilite) c'est "La directive 2001/85/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 novembre 2001 concernant des dispositions particulières applicables aux véhicules destinés au transport des passagers établit que les personnes à mobilité réduite sont : « Toutes les personnes ayant des difficultés pour utiliser les transports publics, telles que, par exemple, personnes handicapées (y compris les personnes souffrant de handicaps sensoriels et intellectuels et les personnes en fauteuil roulant), personnes handicapées des membres, personnes de petite taille, personnes transportant des bagages lourds, personnes âgées, femmes enceintes, personnes ayant un caddie et personnes avec enfants (y compris enfants en poussette). »"
Le juge devra donc se prononcer sur la difficulté d'une femme enceinte de 5 mois à utiliser les transports publics quand elle est en mesure de faire du vélo.
Intéressant et à suivre.
Quand elle conduira la poussette avec son enfant dedans, elle verra que le fait de ne pas avoir de trottoirs conformes aux prescriptions réglementaires pose problème hormis bien sûr si elle revient à la voiture.
Si les femmes enceintes sont explicitement dans la directive, inutile pour elle d'expliquer que c'est plus facile et moins fatigant de se déplacer sur un vélo qu'à pied ou secouée dans un bus.
Si les femmes enceintes sont explicitement dans la directive, inutile pour elle d'expliquer que c'est plus facile et moins fatigant de se déplacer sur un vélo qu'à pied ou secouée dans un bus.
C'est ni à vous ni à moi de dire si elle rentre bien dans cette catégorie. Eventuellement un juge.
Compte-tenu de l'état des chaussées et de l'existence de pavés ou dalles dans les aires piétonnes, je suis plus secoué à vélo qu'en bus (équipés de suspension active pour l'accessibilité des fauteuils). C'est bien l'existence de pavés qui fait que je retrouve beaucoup de vélo sur le trottoir au niveau du pôle d'échanges des bus dans ma ville. Quand je passe sur les pavés à vélo ou à trottinette, je suis bien secoué.
les personnes à mobilité réduite sont : « Toutes les personnes ayant des difficultés pour utiliser les transports publics, telles que, par exemple, personnes handicapées (y compris les personnes souffrant de handicaps sensoriels et intellectuels et les personnes en fauteuil roulant), personnes handicapées des membres, personnes de petite taille, personnes transportant des bagages lourds, personnes âgées, femmes enceintes, personnes ayant un caddie et personnes avec enfants (y compris enfants en poussette). »"
A titre principal, cela ne nous dit pas comment elle respecte l'allure du pas juchée sur son vélo. Parce que même si accessoirement sa condition de PMR est reconnue, cela ne l'autorise pas à circuler au-dessus de l'allure du pas dans une aire piétonne.
Une PMR en fauteuil peut circuler sur le trottoir à l'allure du pas, elle est assimilée à un piéton.
Par contre une PMR en fauteuil ne peut pas circuler sur une piste cyclable si existence d'un trottoir : https://www.ecologie.gouv.fr/vehicules-adaptes-fauteuils-roulants-et-autres-engins-daide-aux-deplacements "Les dispositions du code de la route font que " les personnes en fauteuil roulant manuel ou électrique sont autorisées à circuler sur la chaussée et les trottoirs ou accotements, mais pas sur les pistes cyclables". Pour l'instant on attend toujours l'évolution du code de la route".
C'est là toute l'incohérence des cyclistes, quand cela les arrange ils veulent être assimilés à des piétons, mais ils veulent aussi des pistes que pour eux et surtout ne veulent pas se frotter aux autres véhicules.
Si cela fait plaisir à certains de me qualifier d'anti-cyclistes qu'ils le fassent, cependant en créant des trottoirs dans toutes les rues en agglomération on résout le problème des PMR, comme cela va supprimer des places de stationnements on réduit le trafic automobile et on sécurise les cyclistes.
Pour l'instant aucune autre priorité ne permet de résoudre la problématique des PMR surtout pas celle prônée par les cyclistes. Pourtant à un moment, il leur devient difficile d'enjamber leur vélo ( https://www.isabelleetlevelo.fr/2023/12/06/abel-vient-dacquerir-un-velo-de-ville-parfait-pour-son-age/).
Le code de la route n'est pas écrit par les cyclistes.
La plupart des cyclistes se réjouissent que les fauteuils empruntent les pistes pour éviter des trottoirs impraticables ou même inconfortables, ou que les ambulances et pompiers les utilisent pour éviter les embouteillages.
A part ces détails, je suis d'accord.